L’admission exceptionnelle au séjour : la régularisation expliquée
Mis à jour le 10 juillet 2026
Vivre et travailler en France sans titre de séjour est une situation précaire. L’admission exceptionnelle au séjour (AES) peut, dans certains cas, ouvrir une voie de régularisation. Voici les fondements possibles et leurs conditions en 2026.
Qu’est-ce que l’AES ?
L’AES est une décision discrétionnaire du préfet : même en remplissant les conditions, l’admission n’est pas un droit automatique. Elle peut être demandée sur plusieurs fondements, principalement le travail et la vie privée et familiale.
La régularisation par le travail
Deux voies coexistent :
- La voie classique : ancienneté de présence et de travail en France, avec une promesse d’embauche ou un contrat, appréciées par le préfet.
- Les métiers en tension (dispositif issu de la loi du 26 janvier 2024, applicable jusqu’au 31 décembre 2026) : avoir exercé au moins 12 mois, consécutifs ou non, sur les 24 derniers mois, dans un métier et une zone en tension ; occuper un tel emploi au moment de la demande ; justifier d’au moins 3 ans de résidence ininterrompue en France.
La régularisation « vie privée et familiale »
Elle repose sur l’intensité des attaches personnelles et familiales en France (durée de présence, vie familiale, scolarisation des enfants, etc.). Chaque situation est appréciée au cas par cas.
Les exclusions
Certaines situations ferment la porte : menace pour l’ordre public, polygamie, ou avoir fait l’objet d’une OQTF au cours des trois années précédentes. La constitution d’un dossier cohérent et complet est déterminante.
Cet article est fourni à titre d’information générale, à jour des règles connues en 2026, et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. L’AES est une décision discrétionnaire ; chaque situation est différente. Legalist est une entreprise privée d’accompagnement administratif, indépendante de toute administration publique.
Questions fréquentes
La régularisation est-elle un droit ?
Non. L’admission exceptionnelle au séjour relève du pouvoir discrétionnaire du préfet : remplir les conditions ne garantit pas la délivrance du titre.
Combien de temps de présence faut-il pour les métiers en tension ?
Au moins 3 ans de résidence ininterrompue en France, et au moins 12 mois de travail (consécutifs ou non) sur les 24 derniers mois dans un métier et une zone en tension.
Une OQTF empêche-t-elle la demande d’AES ?
Une OQTF prononcée dans les trois années précédant la demande fait obstacle à l’admission exceptionnelle au séjour.
Le dispositif métiers en tension est-il permanent ?
Non : il est prévu à titre exceptionnel jusqu’au 31 décembre 2026.
